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KRONOS, MONNAIE TEMPORELLE

<Présentation pdf>

Le projet KRONOS est une proposition artistique de David Guez qui a pour objectif  la création d’une nouvelle monnaie basée sur le temps humain.

Ainsi, à une unité Kronos correspond une heure d’activité humaine.

KRONOS propose ainsi la création d’une plateforme internet décentralisée et sécurisée basée sur le principe de la BlockChain  qui permet de s’affranchir des intermédiaires bancaires et financiers.

LE KRONOS remet en question la notion de travail et de son équivalence monétaire en la remplaçant par celle d’activité et d’équivalence temporelle humaine.

LE KRONOS est indexé sur le temps humain, en cela il est totalement égalitaire et empêche la spéculation.

LE KRONOS remet en cause la notion de propriété (les biens) pour la remplacer par la notion de valeur d’utilisation des objets.

LE KRONOS met en place des cercles vertueux de circulation de l’activité humaine.

LE KRONOS remplace la notion de classes sociales par les notions de classe des créateurs et classe des utilisateurs.

LE KRONOS replace de la valeur intermédiale entre les êtres humains puisqu’il établit une équivalence entre toutes les activités, permettant ainsi des passages inédits et impossibles avec la monnaie fiduciaire.

LE KRONOS fonctionne via le réseau internet et le système de Blockchain.

LE KRONOS est une monnaie temporelle linéaire.

LE KRONOS pose la question de la pérennité de la valeur d’acquisition d’objet et de facto de celle d’héritage d’objet pour la remplacer par celle de la valeur d’usage et celle de transmission.

LE KRONOS pousse à redéfinir la valeur d’un objet en la calant sur la quantité horaire de travail effectué pour sa création par une ou un ensemble de personnes.

LE KRONOS se place dans une logique de bien commun
.

Le projet va ainsi se décliner en plusieurs points :

Définir cette monnaie.

Réfléchir sur les implications, les limites, les problématiques.

Définir les mécanismes qui permettent son utilisation.

Définir les technologies informatiques qui permettent sa mise en place.

Définir les modes de gouvernance et de stabilité.

Définir l’évolution sur le court, moyen et long terme.

Création des dispositifs informatiques.

 

 

MANIFESTE

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Le projet part de la remise à plat de nos systèmes d’échanges.

Sur le principe de la définition de nos besoins pour vivre,
dans une société où l’internet est un espace intermédiaire qui permet de
changer les règles de production, de distribution et de médiation.

Où l’inégalité croissante est le fruit de
dysfonctionnements propres aux processus de circulation du système qui régit
l’ensemble des échanges des biens et des services.

Que la question du capital se résume à une inégalité
massive entre les êtres, qui n’est plus calée sur les valeurs du réel mais sur
les conséquences d’algorithmes dont le moteur est le profit et non l’échange 

Il n’y a plus d’équivalence. Il n’y a plus d’équilibre 

Sur ce constat que l’ensemble qui régit ce système
passe par un mécanisme d’échanges et d’équivalences dont la force est de rendre
transparente la circulation des biens et des services : la monnaie.

Que le passage du système du troc à celui de la
monnaie a permis de ‘fluidifier’ ces échanges, de mettre en place un médium
intermédiaire entre les transactions mais surtout de rendre invisibles les
intermédiaires humains.

Elle a aussi défini de façon globale la notion de
valeur, et de facto celle du profit, qui, sous l’effet de masse et sa propriété
fiduciaire a effacé la valeur humaine.

S’est ainsi substituée à la valeur humaine de
l’échange la valeur de l’échange et à la valeur de l’échange la valeur de la
valeur de l’échange, créant le profit, non pas humain mais monétaire.

Que cette grande chaîne de circulation invisible qui
ne rend plus compte de la valeur de l’échange et encore moins de la valeur
humaine de l’échange crée ainsi des équilibres inégalitaires.

Car même si elle maintient des écosystèmes dans un
équilibre relatif, elle a besoin répondre au besoin de la croissance  d’introduire deux autres valeurs : l’emprunt
et le temps.

Ce temps monétaire est une invention qui range définitivement
la valeur d’échange humain aux oubliettes de l’histoire de notre civilisation.

Car c’est bien la notion d’emprunt et de
remboursement dans le temps, dont les acteurs principaux, les établissements
bancaires, réglementent les échanges en faisant office d’espace intermédiaire
entre ceux qui épargnent et ceux qui empruntent, qui enchaîne irrémédiablement
l’humanité au dit système.

Ainsi, à ce principe de base de vendre un bien ou
service en échange d’un document qui imprime sa valeur, dans l’objectif de
pouvoir l’utiliser pour, à son tour, acheter un bien ou un service dans un
système d’équivalence établi, s’est substitué le principe du crédit qui
fabrique une valeur inexistante dont le coût est plus élevé que le coût réel de
l’échange.

Ainsi, en voulant introduire de la vitesse non
humaine dans les échanges, en dérogeant au principe de l’équivalence de
l’échange par addition d’une valeur supplémentaire, celle temporelle du crédit,
on a créé un système de dépendances et d’enchaînements aux systèmes intermédiaires.

On a aussi créé un système de castes et d’élites,
ceux-là même qui profitent du système en accumulant les valeurs factices
générées par le système temporel monétaire.

Car plus que le principe de l’offre et de la demande,
c’est le principe de la valeur d’emprunt de l’argent qui crée les inégalités :
inégalité monétaire et inégalité temporelle.

Ce système a ainsi la puissance de sa propre
définition et de ses mécanismes et il empêche de facto d’en sortir car la base
temporelle qui le constitue est telle la pierre tombale du mourant : A celui
qui emprunte nécessité de rembourser dans un temps long ou de sortir du
système.

 La centaine d’années
venant de se dérouler a imposé ce système aux individus comme unique solution
temporelle pour vivre.

Elle a institué une forme d’esclavagisme financier,
qui, aujourd’hui, se répand aux groupements d’états, aux états et aux nations.

 

De quoi a t-on besoin pour ‘vivre’ ?

Cette question se pose dans le cadre d’une
redéfinition de nos systèmes d’échanges : Il s’agit en effet de remettre
« à plat » les systèmes qui nous gouvernent en trouvant des solutions pour sortir
de ces systèmes.

S’il s’agit de lister nos besoins les plus primitifs
de façon exhaustive, tels que se nourrir, s’habiller, se loger, se transporter,
se chauffer, se cultiver, se divertir…nous pourrions organiser des listes de
plus en plus précises pour arriver au constat suivant : impossible de tout
produire par nous-mêmes.

Nous arriverions alors à un autre constat : Notre
‘survie’ dépend principalement des autres,
nous sommes donc liés à l’autre de part nos besoins, au sens le
plus existentiel mais aussi le plus pragmatique du terme.

Que notre évolution nous rend ainsi interdépendants
les uns des autres.

Que cette interdépendance se base sur l’échange comme
vecteur de médiation.

Et que ces médiations, dans des ensembles régulés de
survie et d’évolution, permettent de faire circuler les biens et des services
répondant à nos besoins.

Hors, nous avons vu que dans notre système actuel,
les biens et les services sont calés sur une système monétaire qui efface leur
véritable valeur, celle du temps passé “réellement” à les fabriquer ou à les diffuser.

Nous avons aussi vu qu’à cette valeur factice s’est
ajoutée la valeur de l’emprunt factice, augmentant ainsi le principe de
spéculation financière et celui d’enchaînement temporel.

Les questions sont alors les suivantes :

Comment subvenir à nos besoins en sortant du système
de médiation d’échange monétaire actuel ?

Comment faire pour que notre activité, quelque soit
son sujet, puisse participer à l’équilibre d’un ensemble d’échanges régulés ?

Les expériences pour sortir du système monétaire sont
nombreuses et souvent calées sur un principe qui a prévalu pendant des milliers
d’années entre les humains : le troc.

Une des caractéristiques intéressantes du troc est
qu’il se passe de la notion de monnaie pour la remplacer par celle d’une
médiation entre deux personnes ou un petit groupe de personnes qui déterminent
à chaque transaction la valeur d’échange.

Nous appellerons cette valeur, valeur « intermédiale
», c’est à dire une valeur d’échange qui se détermine par la discussion entre
deux personnes, donc par un autre échange, celui humain : une forme de
négociation qui va déterminer à chaque transaction la possibilité de l’échange
par la définition de son contenu.

Le défaut principal de ce type d’échange, outre le
fait qu’il soit énergivore (chaque échange nécessite une négociation), c’est
qu’il ne permet pas la distribution d’une valeur d’échange pour d’autres biens ou service 

En effet, si je fabrique des confitures, je vais
devoir négocier constamment leur échange contre tous mes autres besoins et il
n’est pas évident que je puisse trouver un équivalent pour tous les services ou
biens qui me sont nécessaires.

Il fonctionne donc bien lorsqu’il existe un faible
nombre de produits et peu de division du travail mais devient moins pratique
sur des chaînes d’échanges et de productions plus importantes.

Il est donc instable et précaire mais offre un aspect
non négligeable qui a été faussé dans notre système actuel : la valeur
intermédiale globalement effacée par “le marché” de part l’abstraction des
intermédiaires et la masse des échanges de ce même marché.

Mais le système de la monnaie, calé sur différentes
valeurs étalons à travers les siècles, qui s’est vu lié aux richesses des
découvertes minières puis déconne
cté de ces mêmes valeurs via le processus de création monétaire bancaire,
la monnaie de crédit,


pour finir sur la notion de monnaie fiduciaire, garde une vertu
fondamentale en sa capacité à rendre liquides les transactions, permettant
ainsi d’établir toutes les combinaisons d’échanges possibles entre tous les
biens et les services existants et à venir.

 

GARDER L’IDEE D’UNE MONNAIE

L’idée serait donc de garder la notion de monnaie
sans la travestir à une notion de profit non régulé sur la valeur réelle du
temps passé à la production des biens et des services équivalents.

NE PAS ETABLIR DE SYSTEMES
D’EQUIVALENCES ET D’ECHANGES AVEC LES AUTRES MONNAIES

 Une autre notion dérivée de la première est de
proposer une monnaie qui ne peut pas s’échanger via un système d’équivalences
avec les autres monnaies car elle garderait ainsi la possibilité de spéculation
lors de ses transferts aux autres monnaies et empêcherait la disparition et le
remplacement de l’ancien système.

TROUVER UN MECANISME DES ECHANGES
QUI FONCTIONNENT GLOBALEMENT

Les systèmes de monnaies locales ont répondu, en
partie, à ces problématiques et de nombreux exemples existent et fonctionnent
sous la forme de systèmes plus ou moins clos, à des niveaux qui permettent de
faire fonctionner une communauté, un village, voir une ville.

Mais ces systèmes ont toujours été installés en
parallèle des monnaies nationales ou internationales existantes. En effet, la
complexité de notre système actuel et sa globalisation via le marché boursier et
financier empêchent complètement d’imaginer une monnaie nouvelle qui ne serait pas
calée sur les mêmes fonctionnements. Il est donc nécessaire d’imaginer d’autres
mécanismes qui permettent l’échange de façon globale où cette nouvelle monnaie
pourrait s’échanger.

 

LE RESEAU INTERNET

Le réseau internet est l’espace ultime de médiation
de notre époque. Il abolit les espaces intermédiaires
et en développe de nouveaux. Il permet de créer ce lien
incroyable et universel entre des personnes proposant des biens ou des services
et d’autres personnes ayant nécessité de ces biens et ces services.

Ces liens doivent être encadrés par des entités (des
programmes) qui permettent le changement des systèmes d’échanges actuels, et
donc, de la monnaie.

Ces entités doivent être conçues de façon à ne pas
profiter à des espaces intermédiaires qui feraient profit sur l’accumulation
des quantités échangées.

Alors que dans le système classique, la plupart des
systèmes intermédiaires nécessitaient la création d’une valeur factice à
ajouter au coût global des biens et des services, jouant le jeu de la
spéculation et de l’accumulation de profit aux dépens de la classe des créateurs
(auteurs, fabricants, artisans…), le système en réseau permet l’abolition de ce
joug, véritable machine à créer du pouvoir et de l’inégalité.

Mais pour cela, le réseau n’est pas suffisant, car
bien que nécessaire pour relier et permettre les échanges, il est un vecteur
neutre qui n’a pas d’effet sur le vecteur monnaie fiduciaire d’aujourd’hui.

Ainsi, dans un monde semi-idéal en réseau qui trouve
aujourd’hui écho dans les services d’échanges communautaires ou encore dans
l’économie solidaire, il manque un élément fondamental qui permettrait de
pallier aux défauts du système monétaire classique : une monnaie non
spéculative qui puisse établir les équivalences d’échanges entre des biens, les
services et leurs utilisations.

L’arrivée du Bitcoin, des technologies en réseaux
pairs à pairs (peer to peer)  et celle de
BLOCKCHAIN ont vu émerger depuis quelques années la possibilité de proposer une
monnaie qui se passe des espaces intermédiaires (les banques) tout en sécurisant
les transactions.

Ainsi, les échanges se font dans le plus strict
anonymat et chaque échange est sécurisé par la multiplication des copies
cryptées des transactions dans la grande chaine d’échange des utilisateurs
dudit système.

CE PRINCIPE D’UNE MONNAIE QUI
CIRCULERAIT AU SEIN D’UN RESEAU MONDIAL CRYPTE ET SECURISE EST POSSIBLE
AUJOURD’HUI AVEC LA TECHNOLOGIE BLOCKCHAIN.

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